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Espace Ethique

Jean-Michel Boles et Danièle Leboul, co-directeurs de l'Espace Ethique, et les membres du comité scientifique ont le plaisir de vous convier à une

Table ronde

sur

Pourquoi et comment développer le questionnement éthique dans les pratiques de soin au quotidien

avec

Jean Michel BOLES
Réanimateur
Frédéric DUBRANA
Orthopédiste
Brigitte ELOUARD
Cadre infirmier
Jean JOUQUAN
Interniste
Brigitte LUCAS
Cancérologue


Modératrice
Danièle LEBOUL


Le jeudi 18 octobre 2007 de 20 h 00 à 22 h 00

Ancienne salle de la CME (située au dessus du restaurant du personnel)
Hôpital Morvan
2, avenue Foch, Brest
 

L’activité médicale et soignante est radicalement concernée par le questionnement éthique quant à ses fins tout autant que dans ses procédures.
Cette dimension éthique si centrale est pourtant restée implicite, informulée pendant des décennies. Mais il n’en va plus de même aujourd’hui car l’environnement culturel et les médias, ainsi que les enseignements, véhiculent des termes, des concepts, des interrogations qui concernent chacun en particulier mais aussi la collectivité.
L’examen par quelques témoins de cette intégration de l’éthique dans les pratiques professionnelles doit permettre d’en clarifier les dimensions en les partageant.

Café éthique

sur


NEUROSCIENCES et SCIENCES HUMAINES EN PSYCHIATRIE :
QUELS ENJEUX ETHIQUES ?


avec

Philippe GENEST
Praticien Hospitalier
Psychiatre
C.H.U Brest

Le jeudi 5 juillet  de 17 h 30 à 19 h 30

Salle de TD 2 et 3
FACULTE DE MEDECINE et DES SCIENCES DE SANTE
Avenue Camille Desmoulins
29238 BREST CEDEX 3
 

Neurosciences et sciences humaines en psychiatrie : quels enjeux éthiques ?

Le discours de la science est aujourd’hui triomphant. Il semble que soient bientôt réglées les questions qui jusque là relevaient de la métaphysique ou de la métapsychologie. L’éthique et la morale, le souci du bien ou du mal, l’amour ou la haine ; tous trouveraient leur origine dans la mécanique neuronale. Les immenses progrès de l’imagerie fonctionnelle et des sciences cognitives renvoient les  constructions humanistes au rang de pseudosciences, de croyances dépassées, en attente de savoir validé. Bientôt la neuroéthique, la neurophilosophie, la sociologie génétique et la neuropsychanalyse s’imposeront. Ce qui est vrai pour l’homme sain dont on démonte les processus cérébraux compliqués l’est encore plus pour l’homme malade : sa folie tient dans l’anomalie des circuits cérébraux.

Il serait mal venu d’y opposer un repli frileux sur les valeurs des lumières ou sur la vérité du Sujet. Idem l’accusation qui voudrait que la passion du savant ne fût qu’un symptôme de sa propre résistance à l’inconscient qui l’habite…

Notre propos sera plutôt, s’appuyant sur la philosophie des sciences contemporaine, de chercher à savoir si les sciences elles-mêmes ne reconnaissent pas dans leur projet un point de butée. Tout peut-il être naturalisé des processus mentaux ? Le fonctionnement psychique de l’homme se prête-t-il sans limite à la réduction nécessaire aux sciences naturelles ?
C’est en admettant une limite à l’explication par les causes, et par là en reconnaissant sa valeur à l’explication par les raisons (Wittgenstein) que nous pouvons réintroduire la question du sens. Alors les sciences humaines, et la psychanalyse pour ce qui nous concerne, retrouvent leur place comme produisant un savoir sur le sens.

Conférence-débat

sur

COMMENT DONNER DU SENS AUX FINS DE VIE DES DEMENTS ?
 
par

Madame le Docteur Renée SEBAG-LANOE
Ancien Chef de service de Gérontologie et de Soins Palliatifs
Hôpital Paul BROUSSE (AP-HP) - VILLEJUIF


Modératrice
Docteur Armelle GENTRIC
Professeur de Gériatrie
C.H.R.U BREST

Le mercredi 25 avril 2007  de 18 h00 à 20 h00

Ancienne salle de la CME (située au dessus du restaurant du personnel)
Hôpital Morvan
2, avenue Foch, Brest

« QUID DE L’EMBRYON HUMAIN ET DU FŒTUS, CET ETRE PRENATAL ? »
 
par

Monsieur le Professeur Claude SUREAU
Membre et ancien Président de l’Académie de Médecine
Membre du Comité Consultatif National d'Ethique

Les aspects juridiques seront évoqués par
Madame Agnès LOUIS-PECHA
Maître de Conférence à L'U.B.O

Modérateur
Docteur Véronique AMICE
Biologiste de la Reproduction, CHU de BREST


Le mercredi 18 avril 2007  de 20 h00 à 22 h00

Amphithéâtre n°1
FACULTE DE MEDECINE et DES SCIENCES DE SANTE
Avenue Camille Desmoulins
29238 BREST CEDEX 3
 

La pensée médicale concernant la procréation a connu depuis le dix-neuvième siècle une évolution vertigineuse : ce foetus, objet, "produit de conception", parfois obstacle à l'accouchement, souvent menace pour sa mère, est devenu, grâce aux progrès techniques, un "patient" appelé à bénéficier de la mise en oeuvre de moyens diagnostiques ou thérapeutiques.
Ce furent là les conséquences, d'abord de l'auscultation des bruits du coeur foetal (1821), puis de leur enregistrement électronique, du développement de l'échographie prénatale, du recours à l'assistance médicale à la procréation et en particulier à la fécondation in vitro.

Parallèlement la "pensée parentale" (c'est à dire la conjonction d'un "projet" et d'une représentation, subjective et objective, de la "réalité" de l'être prénatal) a concouru à l'acquisition par celui-ci d'une "personnalité", que ni les parents, ni les praticiens qui les assistent, ne mettent en doute aujourd'hui.

Or la "pensée juridique" n'a pas suivi la même démarche et ne s'est pas départie de la "summa divisio", entre les "personnes" et les "choses", qui définit les "deux grandes catégories du droit".
Où, dès lors, du point de vue du Droit comme de celui de la Société, situer cet être prénatal ?

Ce sera l'objet de cet exposé et de la discussion qu'il introduira, fondés sur l'analyse des éléments du droit positif et de la jurisprudence, pénale, civile ou relative à la Santé Publique, concernant le foetus viable, le foetus non viable et l'embryon in utéro, l'embryon ex utéro, éventuellement "cryopréservé", c'est-à-dire congelé.
Cette analyse pourrait (ou devrait ?) conduire la pensée juridique et sociétale à formaliser l'existence d'une troisième catégorie du Droit : celle qui concernerait l'être prénatal, embryon et foetus, ni personne (puisque les circonstances peuvent nous conduire à le détruire, quelque regret que nous en ayons), ni chose, car il "peut devenir un homme" et représente pour nous tous, croyants ou agnostiques, notre frère en humanité, et de ce fait, indiscutablement, un "être humain".
L'évolution des moeurs rend urgente une telle réflexion.

Claude SUREAU

Conférence-débat 

sur
LA NOUVELLE GOUVERNANCE HOSPITALIERE : ENJEUX ET DEFIS


avec


Claudine ESPER
Professeur à la Faculté de droit de
l’Université Paris V Descartes
Coordonnatrice des actions du Centre de droit JuriSanté du CNEH
Ancienne directrice des Affaires juridiques de l’AP-HP

Yves BOURHIS
Directeur Général adjoint du C.H.U de Brest


Modérateur Philippe PEDROT
Professeur à la Faculté de Droit
de l’Université de Bretagne Occidentale

Le jeudi 22 mars 2007  de 18 h à 20 h

Amphithéâtre n°1                    

Les hôpitaux publics français connaissent une nouvelle organisation. Celle-ci modifie la répartition des tâches, les relations entre les principaux acteurs et en conséquence crée des responsabilités nouvelles.

Cette organisation est le fruit de l’ordonnance du 2 mai 2005. Elle est l’un des volets de l’ambitieux plan « Hôpital 2007 », annoncé par les pouvoirs publics en 2002. La tarification à l’activité, succédant au budget global, et la rénovation du parc immobilier hospitalier par des partenariats public-privé, la complètent.

L’ordonnance a pour objectif de « donner aux acteurs des établissements les moyens de leur réorganisation ». L’objectif de responsabilisation est privilégié.

Les principales mesures sont les suivantes : conseil exécutif, présidant désormais aux évolutions essentielles de l’hôpital ; création de pôles d’activité sous la direction de responsables de pôles. Mécanisme de contractualisation interne et délégation de gestion.

Il faut connaître ces mesures, puis s’interroger sur leurs impacts en termes de qualité des soins, de bonnes relations avec le patient, de meilleur fonctionnement de l’hôpital.

Madame Claudine ESPER est responsable du master de droit de la santé de l’Université Paris V Descartes et membre du Conseil d’Orientation de l’Agence de la Biomédecine. Elle a été directrice des Affaires juridiques de l’AP-HP  puis directrice générale de la Ligue contre le Cancer.

Table ronde 

sur


LE CONSENTEMENT AUX SOINS ET L'AUTONOMIE DE DECISION DU MALADE :
REGARDS CROISES

avec

Pascal DAVID
Philosophe
Agnès LOUIS-PECHA
Juriste
BRIGITTE LUCAS
Médecin cancérologue
Jean Jacques KRESS
Psychiatre


Le jeudi 1 mars 2007  de 18 h à 20 h

Ancienne salle de la CME (située au dessus du restaurant du personnel)
Hôpital Morvan
2, avenue Foch, Brest

Le consentement aux soins et l'autonomie de décision du malade : regards
croisés
 
La question du consentement est centrale pour toute réflexion éthique sur
le soin car elle interroge, de la manière la plus radicale, la personne
malade dans son rapport à sa propre existence, à la maladie, à la médecine
et bien sûr au médecin.

Le consentement peut être envisagé sous divers aspects : structuraux, par
le rapport au savoir, psychologique par sa dépendance à la relation
médecin-malade, et plus particulièrement éthique par la recherche du
bénéfice de la personne et le respect de son autonomie. La diversité
complexe de ces dimensions vient fortement nuancer l'aspect binaire des
dispositions réglementaires et juridiques.

Historique

Jean-Michel Boles et Danièle Leboul, co-directeurs de l'Espace Ethique,
et les membres du comité scientifique
ont le plaisir de vous convier à une

Conférence-débat 

sur


ETHIQUE ET DEONTOLOGIE :
QUELLE ARTICULATION POUR QUELLE PRATIQUE MEDICALE ?

avec

Dominique FOLSCHEID
Professeur de Philosophie morale et politique
Responsable du Master et du Doctorat de philosophie pratique
Université de MARNE LA VALLEE

mercredi 24 janvier 2007  de 18 h à 20 h

Amphithéâtre n°1
FACULTE DE MEDECINE et DES SCIENCES DE SANTE
Avenue Camille Desmoulins
29238 BREST CEDEX 3
 

Le complexe déontologique : de l'éthique à la déontologie et retour

Le mouvement actuel de juridicisation voire de judiciarisation de la médecine et des soins relève d'un mouvement général qui tend à déplacer l'éthique vers le droit. Ceci s'accompagne d'une montée en puissance de pratiques procédurales et formalistes érigées en ligne de défense préventive de la part des intervenants qui se sentent menacés.

La déontologie, qui concerne les pratiques professionnelles, se situe en France dans une position intermédiaire entre l'éthique et le droit. D'où son allure quelque peu syncrétique, qui se manifeste par un mélange d'injonctions de nature morale et de prescriptions normatives fort variées.

Compte tenu de ce contexte général dans lequel elle se situe on peut se demander si la déontologie est encore à même de remplir sa mission traditionnelle d'éthique professionnelle,
Aujourd'hui, la déontologie est soumise aux pressions conjuguées du progrès technoscientifique, des droits des patients, des influences anglo-saxonnes diffusées par la « bioéthique » internationale. Ne tend-elle  pas à résorber l'éthique médicale et soignante dans un appareil de normes positives auxquelles il faut et il suffit de se conformer de l'extérieur ?

Une déontologie ainsi conçue tiendrait carrément lieu d'éthique, mais sur les ruines de cette dernière.

Le débat sera modéré par Pascal DAVID, professeur de philosophie à l’Université de Bretagne Occidentale et un médecin.

CAFE-ETHIQUE

sur

Le médecin est-il tenu de toujours respecter la volonté du malade ?
 
avec

Guy LE GALL
Médecin anesthésiste-réanimateur
Docteur en Droit
Expert près la cour d’appel de Rennes

et

Francine L’HOUR
Présidente de l’U.D.A.F.
Représentante des usagers
au conseil d’administration du CHU de Brest

mardi 12 décembre 2006  de 18 h à 20 h


Salle de TD n°2-3
Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé
Avenue Camille Desmoulins
Brest
 
LE RESPECT DE LA VOLONTE DU PATIENT
Durant la deuxième moitié du 20ème siècle, la relation patient - soignant a été marquée par une évolution du paternalisme vers une forme de libéralisme aboutissant à son aspect actuel à travers la loi du 4 mars 2002 et, pour les personnes en fin de vie, la loi du 22 avril 2005.

Le respect de la volonté du patient doit être basé sur une information « claire, loyale et appropriée » afin d’obtenir un consentement « libre et éclairé » selon les termes du code de déontologie médicale.

Cependant, cette quête permanente d’un accroissement des libertés individuelles peut se trouver en contradiction avec des valeurs individuelles telle la protection de la vie, de la personne humaine, etc.

Les textes internationaux, nationaux et la jurisprudence font souvent appel à la notion de dignité humaine afin de limiter la notion de volonté personnelle mais notre ère contemporaine qui semble faire apparaître une opposition entre dignité inconditionnelle et dignité construite impose de s’interroger sur la relation qui lie les devoirs aux droits.

Enfin, la nature juridique du corps humain étant au cœur d’une controverse doctrinale sensible, il est difficile d’appréhender sur le plan légal les contours précis du concept de personne autonome.

Dans la pratique quotidienne, l’éthique de la décision sanitaire est celle qui illustre le plus clairement la tension entre l’absolu et la valeur relative de la notion d’autonomie que Dominique Folscheid appelle « le conflit des principes face à l’expérience de la rencontre ».

Des problèmes cliniques réels viendront illustrer ces enjeux. 

CONFERENCE-DEBAT

sur

Nouveaux droits des malades
Pourquoi ? Pour quoi faire ?

par

Monsieur Jean LEONETTI
Député des Alpes Maritimes,
Président de la mission d information parlementaire
sur l'accompagnement de la fin de vie,
Auteur du rapport parlementaire
« Respecter la vie, accepter la mort »
et de la loi du 22 avril 2005
relative aux droits des malades et à la fin de vie


Mardi 28 novembre 2006
de 17 h 30 à 20 h 00


Amphithéâtre n° 1
Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé
22, avenue Camille Desmoulins
29238 BREST
 

Les progrès de la médecine, notamment techniques, ont engendré de nombreux problèmes et ont suscité de nombreuses réactions à leur encontre. La perception de la mort et de la fin de vie a changé dans la société au cours des vingt dernières années.

Ces évolutions ont conduit le législateur à instaurer de nouveaux droits pour les malades et pour les personnes en général ; deux lois récentes en témoignent :

- la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé a introduit la personne de confiance que tout malade peut désigner lors d une hospitalisation pour l assister ou faire état de sa volonté s il est lui-même hors d état de l exprimer.

- La loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie a rappelé le droit de tout malade à refuser un traitement, après avoir été informé des conséquences de son choix et avoir réitéré son refus après un délai raisonnable. Elle a introduit la possibilité pour la personne de rédiger des directives anticipées lui permettant d écrire ce qu elle souhaite dans certaines circonstances au cas où elle ne serait pas en état de l exprimer de vive voix ; la loi précise que le médecin doit en tenir compte. Elle a renforcé le rôle de la personne de confiance dont, désormais, « l avis prévaut sur tout autre avis non médical, à l exclusion des directives anticipées ». Enfin, cette loi a introduit en droit la possibilité pour les médecins de ne pas introduire ou d arrêter des traitements qui seraient « lorsqu'ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou n'ayant d'autre effet que le seul maintien artificiel de la vie ». Les décrets d application du 6 février 2006 ont précisé les modalités de conservation des directives anticipées d une part et de la décision de limitation ou d arrêt de traitement qui doit être prise après une discussion collégiale et avoir fait appel à un médecin consultant d autre part.

Ces dispositions constituent autant de nouveaux droits importants pour les personnes, notamment (mais pas exclusivement) en fin de vie, mais elles sont insuffisamment connues du grand public, voire même des professionnels de santé. On peut dès lors se demander si les malades en bénéficient réellement comme l a souhaité le législateur, d autant plus que leur application soulève de nombreux problèmes pratiques et d ordre éthique.
Le docteur Jean Léonetti, député des Alpes Maritimes, a présidé la mission parlementaire d information sur l accompagnement de la fin de vie, installée en octobre 2003 à la suite du décès de Vincent Humbert. Il est l auteur du rapport « Respecter la vie, accepter la mort » et de la loi du 22 avril 2005. Il est à ce titre particulièrement bien placé pour rappeler l importance de ces dispositions, l esprit dans lequel elles ont été adoptées et pour répondre aux interrogations qu elles suscitent. Sa conférence, après un bref exposé des problèmes soulevés, a aussi pour but d encourager tous, citoyens et professionnels de santé, à savoir les utiliser à bon escient et à en respecter l'esprit.


Café-éthique

le jeudi 6 juillet 2006 de 18 h 00 à 20 h 00
Salle A - Institut de Formation en  Soins Infirmiers
Hôpital de la Cavale Blanche

QUAND LE REGARD DU SOIGNANT PROVOQUE LA DEPENDANCE : PAROLE D'UN SOIGNE

avec


Olivier BRON et Olivier REMY NERIS (Chef de Service Rééducation Fonctionnelle - CHU) Françoise LE BORGNE-UGUEN (sociologue)

Tétraplégique, Olivier BRON, 42 ans a vécu dans les hôpitaux de très longs mois, pendant lesquels il a pu observer les comportements des soignants. Et ceci, peut-on supposer, avec d'autant plus de finesse que son métier de vétérinaire l'avait habitué à percevoir et analyser des situations de communication non verbale.
De retour chez lui, il a appris à surmonter les immenses difficultés d'un
retour en famille et, malgré son handicap des plus lourds, il a recouvré
aujourd'hui sa place dans la société.

Son regard sur la pratique médicale et soignante est parfois décapant mais toujours enrichissant.

Un regard sur les soignants,
Un regard provoqué par les attitudes des soignants,
Un regard qui provoque les soignants ?

Jean-Michel Boles et Danièle Leboul, co-directeurs de l'Espace Ethique,
et les membres du comité scientifique
ont le plaisir de vous convier à une

 Conférence-débat 

NIDCAP,
une approche nouvelle de « Soins centrés sur le patient et sa famille » 
 
avec

Jacques Sizun
Professeur de Pédiatrie
Département de Pédiatrie
CHU de Brest

mardi 17 octobre 2006  de 20 h à 22 h

Amphithéâtre n°1
FACULTE DE MEDECINE et DES SCIENCES DE SANTE
Avenue Camille Desmoulins
29238 BREST CEDEX 3
 
« Soins centrés sur le patient », « Bien-traitance institutionnelle », « Prise en charge globale », ces concepts définissent une approche de soins plus à l’écoute des besoins essentiels du patient et reçoivent un écho favorable chez les soignants. 
Il persiste cependant un écart entre ces théories et nos pratiques institutionnelles ce qui rend indispensable une réflexion individuelle et collective sur le sens donné au « soin ».

A partir d’exemples issus de la médecine néonatale (le programme NIDCAP en particulier), Jacques Sizun* animera une réflexion sur les enjeux de cette approche et les obstacles attendus.

* Co-éditeur de l’ouvrage collectif européen « Research on early developmental care for preterm neonates » Editions John Libbey Eurotext 2006.

Conférence Mardi 16 mai 2006

Fin de vie, le devoir d’accompagnement

Madame Marie de HENNEZEL
Chargée de mission auprès du Ministre de la Santé et des Solidarités

Le devoir d’accompagnement, un devoir d’humanité, Mme de HENNEZEL développera les composantes qui animent ce devoir d’humanité.
Elle reprendra à cet effet les propositions de son rapport rédigé à l’issue de la mission qui lui a été confiée par le ministre de la Santé en 2002.
Ces propositions concernent autant les champs éthique, juridique que psychologique. Ils sont également requis pour la genèse d’une culture de l’accompagnement qui échappe aux rigidités normatives et implique la société toute entière.

CAFE-ETHIQUE 11 avril 2006

La sédation en fin de vie

avec Anne RENAULT Médecin Réanimateur Praticien Hospitalier CHU Brest et Anne-Claire JESTIN Médecin généraliste, Praticien Hospitalier accueil gérontologique au C.H.U de Brest.

mardi 11 avril 2006 de 18 h à 20 h
Ancienne salle de la CME (située au dessus du restaurant du personnel)
Hôpital Morvan
2, avenue Foch, Brest

Qu’entend-on par sédation en fin de vie ?
Qui la pratique, comment et pourquoi ?
Nous avons réalisé une enquête dans différents services du CHU de Brest pour connaître les pratiques et surtout avoir un instantané des difficultés éventuelles rencontrées par les soignants. 
Au terme de cette enquête, nous avons pu constaté que les pratiques étaient très différentes d’un service à l’autre et que nous ne parlions par toujours de la même chose. Il semble que cette pratique pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses.

La décision de sédation est une réponse de soignants à des situations sortant du champ exclusif de leur pratique habituelle. Elle fait appel à des références personnelles et professionnelles et doit tenir compte du cadre réglementaire et légal. Elle confronte les soignants à des dilemmes éthiques et engage un questionnement sur le bien-fondé des décisions de sédation dont nous proposons de débattre.

Conférence Mardi 16 mai 2006

Fin de vie, le devoir d’accompagnement

Madame Marie de HENNEZEL
Chargée de mission auprès du Ministre de la Santé et des Solidarités

Le devoir d’accompagnement, un devoir d’humanité, Mme de HENNEZEL développera les composantes qui animent ce devoir d’humanité.
Elle reprendra à cet effet les propositions de son rapport rédigé à l’issue de la mission qui lui a été confiée par le ministre de la Santé en 2002.
Ces propositions concernent autant les champs éthique, juridique que psychologique. Ils sont également requis pour la genèse d’une culture de l’accompagnement qui échappe aux rigidités normatives et implique la société toute entière.

CAFE-ETHIQUE 11 avril 2006

La sédation en fin de vie

avec Anne RENAULT Médecin Réanimateur Praticien Hospitalier CHU Brest et Anne-Claire JESTIN Médecin généraliste, Praticien Hospitalier accueil gérontologique au C.H.U de Brest.

mardi 11 avril 2006 de 18 h à 20 h
Ancienne salle de la CME (située au dessus du restaurant du personnel)
Hôpital Morvan
2, avenue Foch, Brest

Qu’entend-on par sédation en fin de vie ?
Qui la pratique, comment et pourquoi ?
Nous avons réalisé une enquête dans différents services du CHU de Brest pour connaître les pratiques et surtout avoir un instantané des difficultés éventuelles rencontrées par les soignants. 
Au terme de cette enquête, nous avons pu constaté que les pratiques étaient très différentes d’un service à l’autre et que nous ne parlions par toujours de la même chose. Il semble que cette pratique pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses.

La décision de sédation est une réponse de soignants à des situations sortant du champ exclusif de leur pratique habituelle. Elle fait appel à des références personnelles et professionnelles et doit tenir compte du cadre réglementaire et légal. Elle confronte les soignants à des dilemmes éthiques et engage un questionnement sur le bien-fondé des décisions de sédation dont nous proposons de débattre. 

CAFE-ETHIQUE 7 mars 2006


Le médecin et le soignant
face à la maladie, au mal

avec Jean Jacques KRESS Professeur Emérite Département des Sciences Humaines et Sociales Faculté de Médecine et
Pascal DAVID
Professeur de philosophie Faculté des Lettres

mardi 7 mars 2006 de 18 h à 20 h
Ancienne salle de la CME (située au dessus du restaurant du personnel)
Hôpital Morvan
2, avenue Foch, Brest


« Quel rapport y-a-t-il entre mal et maladie ?
Entre ce qui fait mal et ce qui fait du mal ?
Ce qui ne devrait pas être et qui pourtant est –à savoir : le mal -, qu’il soit subi (souffrance) ou exercé (cruauté, maltraitance), est-ce là une approche possible de ce mal qu’est la maladie ?
Peut-on dire avec Joseph de Maistre que « s’il n’y avait point de mal moral sur la terre, il n’y aurait point de mal physique » ?, que « nulle maladie ne saurait avoir une cause matérielle » ?

Pascal DAVID

La médecine sait soigner la maladie et soulager la douleur, depuis quelques années elle s’est familiarisée avec le concept de souffrance et même la notion de souffrance psychique, au point de la soumettre au dérisoire des évaluations chiffrées.

Mais le médecin et le soignant sont perplexes devant le mal qui ne semble pas faire partie de leurs préoccupations, alors que le mal est omniprésent dans la maladie, la souffrance, la mort.

Est-il judicieux que le médecin s’interroge à propos du mal ?
Avec quelles catégories de pensées peut-il en aborder le problème ?

Jean Jacques KRESS

CAFE-ETHIQUE 31 janvier 2006

Place des parents en Réanimation Pédiatrique et Néonatale :
Visiteurs ou Partenaires ?
Ethique de la relation
Parents - Soignants

mardi 31 janvier 2006  de 18 h à 20 h
Ancienne salle de la CME (située au dessus du restaurant du personnel)
Hôpital Morvan
2, avenue Foch, Brest

 
avec Philippe Hubert, Professeur de Pédiatrie
Service de Réanimation Pédiatrique Polyvalente
Hôpital Necker-Enfants Malades, Paris

et Jacques Sizun, Professeur de Pédiatrie
Département de Pédiatrie
CHU de Brest

Historiquement les services de réanimation pédiatrique et néonatale, souvent structurées en «unités fermées» n’ont pas créé un environnement favorable aux familles.
L’ouverture de ces services aux familles, l’élargissement des heures de «visites», la participation des parents à certains soins voire au processus de décision sont des changements observés depuis 10 ans.
 
Ces changements soulèvent des questions éthiques et pratiques qui seront abordées lors de cette réunion :
- Comment et jusqu’où intégrer les parents dans la vie quotidienne des unités de réanimation ? Quelle place pour les fratries ?
- Comment informer les parents des enfants hospitalisés en réanimation dans cette atmosphère de stress intense ?
- Une réelle politique de soins «centrés sur l’enfant et sa famille» est-elle possible en réanimation ?
- Quel soutien apporter aux équipes soignantes pour les aider à modifier leurs pratiques ?

Ces questions ainsi que celles des participants alimenteront la discussion. Philippe Hubert* et Jacques Sizun* apporteront des éléments issus de leur expérience vécue auprès des enfants et de leurs parents ainsi que des réflexions menées au sein des sociétés savantes.

* Co-auteurs du chapitre « Place des parents en réanimation pédiatrique : visiteurs tolérés ou partenaires de soins ? »  in J. Laugier & F. Beaufils Eds. Réanimation Pédiatrique. Doin éditeurs. Paris 2003.

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